21 juillet 2009
Deborah Deborah
Avec l'accalmie estivale, je rattrape mon retard en matière de visionnage de films... Notamment ceux avec Deborah Kerr (après avoir revu Elle et Lui pour la enième fois, j'ai eu envie d'en savoir plus sur sa filmographie). Comme je fonctionne par fixette (je vais m'intéresser à un acteur, une actrice, un réalisateur, un auteur jusqu'à en épuiser (presque)toutes les oeuvres), j'ai donc fait un fixette sur Deborah Kerr.
De cette obsession quelques découvertes : elle a réalisé deux autres films avec Cary Grant (The Grass is greener et Dream Wife), de charmantes comédies américaines avec tous les bons ingrédients, un délice avec thé glacé.
Parmi les collaborations récurrentes, citons celles avec David Niven (je l'aime bien celui-là) avec des films comme Prudence and the pill (un scénario sociologique puisqu'il aborde l'apparition de la pillule et toute la libération sexuelle que cela induit chez les femmes, à voir) mais aussi dans un tout autre registre, plus sombre et fantastique, Eye of the Devil (dans un vieux château en France, d'étranges rituels, mystère et frisson au rendez-vous)
Je vais aussi citer Marriage on the Rocks pour l'esthétique des années 60 et surtout les danses endiablées en night-club...
Si vous êtes parfaitement à l'aise avec l'anglais non sous-titré, je vous conseille d'aller voir la page Youtube de sweetcamera qui a mis en ligne une bonne quantité de films avec Deborah ... un bon moyen de voir des films qui n'ont pas encore été réédités en DVD...
30 juin 2009
Qui êtes-vous Lola Albright ?
Récemment, j'ai pu voir un film de René Clément intitulé Les Félins. Je ne suis pas fan de Delon en jeune premier, ni fan tout court... mais le scénario avait un je-ne-sais-quoi d'intéressant...
Je vous laisse la bande-annonce originale qui, je l'espère, vous donnera envie de le voir ou d'en savoir plus
Ce film s'est révélé plutôt très bon avec une histoire bien tarabiscotée, des acteurs bien dans leurs rôles et la découverte d'une nouvelle actrice dans mon panthéon personnel : Lola Albright. Une actrice à la beauté toute hitchcockienne (elle fera deux apparitions dans la série "The Alfred Hitchcock hour"), doublée d'une chanteuse de jazz entre Julie London et Doris Day. Écoutons avec l'extrait suivant :
Une actrice peu connue, née en 1925, qui eut quelques grandes heures cinématographiques suivies, comme souvent pour cette génération d'acteurs, de petits rôles dans les séries (Colombo, Starsky et Hutch...).
Notons son rôle dans "The impossible years" visionnable dans son intégralité de manière fractionnée sur Youtube ---> ici
Ce film est aussi à voir pour l'excellent David Niven, un de mes chouchous cinématographiques
10 juin 2009
Lo scopone scientifico
Je fais ma grande savante en utilisant le titre italien du film (alors que je ne parle guère cette langue, je comprends un peu...). En français, le film s'intitule L'Argent de la vieille... et c'est jubilatoire. Très gestuel et excessif, typique des ritals ...
Bette Davis y incarne une multi milliardaire qui revient, chaque année, dans une villa avec vue sur Rome. Tous les ans, elle retrouve Antonia et Peppino, un couple qui vit dans le bidonville en contrebas de la villa. Ils savent jouer au scopone scientifico, jeu de cartes antique. Le retour de la vieille est associé à celui du Messie qui va les sortir de leur misère. En effet, les parties de cartes s'enchaînent, la vieille est mauvaise joueuse et très peu versée dans la générosité... Au moment où l'on croit que la richesse les attend au pli suivant, tout s'effrondre et ainsi de suite...
07 mai 2009
Après Minuit, carosse = citrouille
Aujourd'hui, parlons cinéma avec un joli petit film intitulé en anglais "Midnight" ou dans sa version française "La Baronne de Minuit". Ce film n'avait rien pour me séduire (je n'aime pas trop Colette Colbert, la plus américaine des françaises d'Hollywood) mais fan depuis toujours de John Barrymore, je ne pouvais résister à ce visionnage.
En quelques mots, voici l'essentiel de l'histoire : Eve Peabody descend à Paris du train qui l'amène de Monte-Carlo avec pour seul bagage une robe de soirée. Il pleut, elle rencontre un gentil chauffeur de taxi et les voilà qui écument les boîtes de nuit en quête d'un job. En vain. Eve décide alors de s'incruster dans une soirée mondaine où elle va devenir l'objet d'une machination matrimoniale... Avec l'aide de Mr Flammarion, elle devient la Baronne de Czerny pour séduire l'amant de la femme de ce dernier. Tout se passe à merveille mais c'était sans compter l'acharnement du chauffeur de taxi à la retrouver... Je m'arrête ici car ce serait trop en dire...
Je vous laisse avec une petite scène du film qui j'espère vous mettra l'eau à la bouche (pour situer la scène : le chauffeur de taxi est arrivé en se faisant passer pour le mari de la baronne. Afin de mettre fin à cette mascarade, il invente l'histoire de l'enfant malade à Budapest)
03 mars 2009
Bathing Beauties
Petit film récemment vu et approuvé : Bathing Beauty (en français " Le Bal des sirènes")
Comme souvent de ce type de films à numéros, la trame est simple et efficace. Notre héros, un compositeur de musique Steve a trouvé l'âme soeur en la personne d'une jeune femme professeur de natation Caroline, ils se marient (jusque là tout va bien). C'était sans compter sur un producteur de shows qui trouve un stratagème pour séparer le couple, mais surtout pour que Steve revienne à son activité première : la composition. Dans l'espoir de reconquérir sa femme, Steve se fait engager dans le lycée de jeunes filles dans lequel elle travaille. S'en suit une série de numéros musicaux et de jeux comiques. En bref, c'est un film frais, divertissant avec des somptueux maillots de bain (je suis très fan des maillots 40's) et de la musique (Xavier Cugat, Ethel Smith et son Tico-Tico à l'harmonium, que du beau monde!)
Il faut aussi savoir que "Bathing Beauties" était le surnom donné aux actrices des comédies burlesques et slapstick de Mack Sennett. Elles apparurent en 1910 dans les films muets vêtues d'un maillot de bain et se pavanaient à l'écran. Elles disparurent à l'arrivée du cinéma parlant ... Bel hommage
Edit du soir : en supplément vous pouvez aller voir l'article de Miss Sunalee sur le même film ici.
11 janvier 2009
Jacques Demy, mon ami
J'avais fait une liste pour Noël, une wishlist dans laquelle j'avais demandé l'intégrale de Jacques Demy en DVD (à tout hasard, parce que le prix était des plus prohibitifs...). Une oreille attentive plus tard et mon souhait était accompli.
Je suis une grande fan de Jacques Demy. Peau d'âne a bercé mon
enfance (ça doit être mon film préféré de cette période), puis
suivirent Les Demoiselles de Rochefort dont je connais les chansons par
coeur et bien sûr Les Parapluies de Cherbourg... J'aime l'aspect artificiel et coloré, le trait forcé, l'affleurement du kitch, la musique de Michel Legrand et encore mille autres choses qui font que ce cinéma m'attire.
Si certains de ces films m'étaient familiers, le reste de sa filmographie m'était bel et bien inconnu. Grâce à ce coffret, j'ai pu rattraper mes lacunes demyesques et découvrir quelques perles...
L'évènement le plus important depuis que l'homme a marché sur la lune
Le propos du film n'avait rien pour me séduire : l'histoire d'un homme qui tombe "enceint" parce que l'alimentation moderne l'a modifié génétiquement... Bof... C'était sans compter sur la présence de Catherine Deneuve, Marcello Mastroanni, Mireille Mathieu et Alice Sapritch qui portent cette fable tourbillonnante à son apogée. Pour rire un peu, une petite vidéo du générique:
3 places pour le 26
Du cinéma (en)chanté encore une fois... avec en guest star Yves Montand. Une histoire qui rappelle celle des Demoiselles avec le retour d'Yves Montand à Marseille où il renoue avec ses souvenirs... Des chansons qui restent gravés dans l'esprit pendant un bon bout de temps, si bien qu'on les fredonne longtemps après...
31 octobre 2008
Money Money
Depuis Balzac, l'argent a été une thématique récurrente de la littérature ainsi que du cinéma. Ce sujet se retrouve au centre de deux comédies de Douglas Sirk distribuées par Carlotta : No room for the groom et Has anybody seen my gal. Deux merveilleux films en Technicolor datant de 1952, avec cet état d'esprit propre à Hollywood (virvoltant et parfois un peu simpliste). L'ensemble est déservi par de très chouettes acteurs : Tony Curtis et Rock Hudson. Un régal ! Les thèmes de prédilection de Sirk, roi du mélodrame (Imitation of Life) sont déjà en germe dans ces comédies notamment avec lorsque la neige tombe en pagaille sur un décor en carton-pâte aux couleurs criardes. Je vous laisse avec quelques images des deux films pour attiser votre curiosité...
21 août 2008
All through the night
J'ai récemment fait l'acquisition de quelques Dvds dans un magasin bien sympathique (si je vous dis NOZ, ça vous dit quelque chose ?). Dans cette caverne d'Ali Baba moderne, on trouve de tout (mais surtout de n'importe quoi : à manger, à boire, à porter, à voir...). Je m'égare... Parfois, il est possible de découvrir des perles. C'est ce qui m'est arrivé l'autre jour : des Dvds Warner Bros (Sélection Classique, Comédie Musicale, Alfred Hitchcock..) pour mon plus grand bonheur. L'avantage est surtout économique : 3 euros le Dvd de qualité.
Toute cette petite introduction afin d' évoquer le film "Echec à la Gestapo" (Sélection Humphrey Bogart) : film amércain de 1942 qui évoque l'infiltration des nazis sur les terres de l'oncle Sam. Avant tout, ce film se veut parodique des films d'espionnage traditionnels avec un Humphrey Bogart à contre-emploi dans le rôle d'un joueur professionnel qui cherche à démasquer l'assassin de son patissier préféré et se retrouve, malgré lui, pris dans une affaire qui le dépasse. On passe un bon moment (en dehors du message américanisant d'époque). Pour vous donner envie voici une série d'images et le trailer du film :
22 mai 2008
Zazie dans le métro
Pas de longs discours par manque de temps (je vais essayer de revenir très vite...).
J'ai juste envie de vous faire partager un petit coup de coeur cinématographique : il s'agit du film de Louis Malle intitulé Zazie dans le métro (l'adaptation d'un roman de Queneau). J'aimais le livre pour le verve et l'humour de Queneau... Combien de fois j'ai pu lire ce livre (d'ailleurs le livre s'en souvient).
Et puis vint le film, un coup de génie. Adapter un livre d'une telle matière sonore et lexicale s'avère une tâche bien difficile... Mais Louis Malle tire son épingle du jeu et en fait un tourbillon de couleurs chatoyantes, de modernité et de burlesque. Certains dialogues sont reproduits à l'identique afin de nous permettre de savourer cette langue ondulante.
13 mai 2008
Bientôt Cannes...
Tout comme la musique, le cinéma tient une place importante dans ma vie. J'aime l'immersion dans la salle obscure avec pour seule relation celle de l'écran, le contact du velours rouge du siège... Un moment hors du temps où les acteurs et les actrices ne sont là que pour vous (du moins, on peut s'imaginer cela). La sensation des films anciens qui nous transportent dans une époque antérieur, dans un intérieur cosy, les froissements des robes me hantent à chaque fois. Le propre du cinéma est aussi celui de l'émotion qui saisit tout notre être en un mouvement de caméra, un geste, une musique qui reste à jamais inscrite dans notre mémoire. À chaque fois que cette musique retentira dans le creux de notre oreille, notre esprit se souviendra de ce film, de l'atmosphère du passé...
Dans l'attente des résultats, j'en profite pour découvrir des nouveautés (enfin des films anciens que je n'ai jamais vu) mais aussi revoir des classiques. Parmi ceux-ci, Elle et Lui de Léo Mc Carey pour Deborrah Kerr que j'adore mais aussi pour Cary Grant sans oublier l'histoire d'amour qui tire sur le mélodrame (j'en ai les yeux qui s'humectent à chaque fois...)


































